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Dernières nouvelles d'Air France


17 septembre       Message de Ben Smith aux équipes

Dans une courte vidéo destinée aux salariés, Ben Smith a retourné à son avantage l'argument de la rémunération. S'exprimant en français avec un petit accent anglophone. "Aujourd'hui, j'ai décidé d'en faire un autre en investissant la moitié de ma rémunération fixe dans le capital d'Air France-KLM. C'est une manière d'afficher ma confiance dans notre futur succès. » Ben Smith achètera pour 450 000 euros d'actions Air France-KLM. "Je m'investis parce que je pense que nous pouvons gagner sur notre marché et devenir numéro un, mais aussi parce que je veux vous montrer mon engagement : je crois au potentiel de chacun d'entre vous, de chacune des compagnies du groupe et dans le groupe. »

Benjamin Smith va prendre possession de son bureau à l’aérogare des Invalides ce jour.

Bonjour à toutes et à tous,
Je suis Ben Smith et je profite de cette vidéo pour me présenter à vous.
J’aurais préféré le faire, personnellement, avec chacun d’entre vous. Mais malheureusement, entre Air France et KLM, vous êtes presque 90 000 et ceci n’est pas possible en une journée.
Vous le savez, je suis Canadien, né au Royaume-Uni d’une mère hongkongaise et d’un père australien.
Ceux qui me connaissent vous diront que je suis un passionné d’aviation.
Et c’est vrai que c’est la passion de ma vie.
J’ai passé toute ma carrière dans le transport aérien. J’ai débuté dans un aéroport, comme agent d’escale et salarié syndiqué, j’ai ensuite travaillé dans presque tous les métiers du transport aérien au Canada, jusqu’à mes dernières fonctions de President Airlines and Chief Operating Officer d’Air Canada.
Je me suis toujours passionné pour les grandes compagnies aériennes du monde, où Air France et KLM occupent une place de choix. C’est avec beaucoup d’intérêt et beaucoup de fascination que j’ai suivi l’évolution de notre industrie et la façon dont les compagnies aériennes se sont transformées face aux changements des réalités du marché. Beaucoup ont réussi et se sont adaptées. Mais malheureusement, certaines comme Pan Am, Swissair, Sabena et Olympic ont disparu, faute d’avoir su évoluer. Alitalia n’en est pas loin. Ces compagnies ont disparu parce qu’elles n’ont pas su réagir sur un marché en constante évolution et qui connaît une concurrence très dure. Nous ne pouvons pas nous le permettre.
Air France a une histoire unique. Depuis bientôt 85 ans, Air France est un pionnier de l’industrie, innovateur et leader dans beaucoup de domaines. C’est pour cette raison que j’ai décidé de venir m’établir en France avec ma famille et que j’ai choisi d’accepter ce changement de vie professionnelle. La marque Air France est reconnue dans le monde entier et je suis fier d’être à présent parmi les milliers d’entre vous qui travaillent tous les jours pour faire reconnaître la fierté, le professionnalisme, les produits et les services haut de gamme qui font notre réputation.
KLM a une histoire toute aussi impressionnante. Depuis presque 100 ans, KLM a rejoint Air France en matière d’innovation. L’aéroport de Schiphol étant un des exemples les plus symboliques.
Mais notre industrie change radicalement. Si Air France-KLM veut garder la place qu’elle mérite au top des groupes aériens, un nouveau plan est nécessaire. Nous avons de nouveaux concurrents : les compagnies low-cost bien sûr mais aussi les compagnies du Golfe, soutenues par leurs gouvernements, qui existent uniquement dans le cadre d’une politique d’État pour développer l’économie de ces pays. Elles ont totalement changé la façon dont nous devons aborder notre marché.
Heureusement, Air France-KLM a des atouts uniques et le principal d’entre eux, ce sont ses équipes, c’est chacun d’entre vous. Air France-KLM est reconnu dans le monde entier comme un Groupe premium et innovant. Les valeurs de nos marques ne peuvent pas facilement être dupliquées.
Mon objectif est qu’Air France-KLM porte fièrement les couleurs de la France, des Pays-Bas et montre au monde entier le visage de compagnies fortes et fières.
Pour y parvenir, nous devons avoir des produits, des services et des équipes qui concrétisent cette promesse de la marque. J’ai confiance : avec le bon modèle commercial et l’appui de toutes les parties prenantes, et surtout avec chacun d’entre vous, nous pouvons repositionner Air France-KLM comme le leader de notre industrie dans le monde.
KLM, ses équipes, Schiphol et Amsterdam forment une combinaison puissante qui fait l’envie de toute l’industrie. Nous devons investir de manière continue dans ces trois atouts pour continuer à devancer nos concurrents.
Ensemble, Air France et KLM représentent une coalition que beaucoup nous envient. Ensemble, nous formons une force dont il faut tenir compte. Avec la puissance d’Air France et KLM travaillant en tandem, nous pouvons conquérir à la fois les marchés européens mais aussi mondiaux. Mais attention, les luttes internes ne font qu’une seule chose : elles offrent nos clients sur un plateau à nos concurrents. Nous ne pouvons pas nous permettre d’être arrogants et de croire que nous avons plus de droits sur nos clients que nos concurrents. Nous devons mériter leur confiance et faire en sorte qu’ils choisissent nos lignes chaque jour. Se battre contre nos concurrents et non contre nous-mêmes est la clé de notre succès.
Investir dans ce partenariat est primordial. Nos produits, nos services et notre professionnalisme sont la promesse de nos marques. Notre succès dépend de notre engagement à tous pour offrir le meilleur.
Je n’arrive pas ici avec une stratégie que je vous imposerais. Au contraire, je viens avec ma forte conviction que nous pouvons saisir cette opportunité et que nous sommes capables de conserver cette position de leader dans notre industrie. Je ne peux pas le faire tout seul. Nous gagnerons en tirant parti de votre expérience et de la connaissance que chacun d’entre vous apporte chaque jour. Ensemble, nous pouvons atteindre la position de numéro un de l’industrie, pas seulement en Europe, mais dans le monde. Mais n’oublions pas que nous évoluons dans un marché mondial extrêmement concurrentiel.
Nous devons agir, nous devons nous adapter et nous devons nous préparer à cette concurrence. Mais rappelez-vous que je ne suis pas ici pour le faire au détriment de qui que ce soit d’entre vous.
J’ai déjà fait un investissement personnel en m’installant avec ma famille en France. Aujourd’hui, j’ai décidé d’en faire un autre en investissant la moitié de ma rémunération fixe dans le capital d’Air France-KLM. C’est une manière d’afficher ma confiance dans notre futur succès. Vous avez tous beaucoup contribué à Air France et KLM par votre passion, par votre professionnalisme et votre expérience. L’investissement que je fais est une étape pour atteindre le même niveau d’engagement que vous avez tous démontré. Je m’investis parce que je pense que nous pouvons gagner sur notre marché et devenir numéro un, mais aussi parce que je veux vous montrer mon engagement : je crois au potentiel de chacun d’entre vous, de chacune des compagnies du Groupe et dans le Groupe.
Toutes ces idées et ces objectifs ne fonctionneront pas tant que je n’aurai pas gagné votre confiance et votre respect. C’est ma première priorité.
Merci et à bientôt.

Commentaires selon la Lettre de l'Administrateur Air France-KLM du 18 septembre
François Robardet Représentant des salariés actionnaires PS et PN

Sans être saluée par des hourras, l'arrivée de Benjamin Smith représente un certain soulagement mêlé d'espoir prudent chez Air France-KLM. Elle met formellement fin à une période d'incertitude de quatre mois, ouverte par le vote de rejet du projet d'accord salarial et la démission du PDG, Jean-Marc Janaillac. Elle constitue aussi une promesse de rupture dans l'histoire d'Air France, Benjamin Smith étant à la fois le premier étranger et le plus jeune patron jamais nommé à la tête d'Air France-KLM.
Mais c'est aussi et surtout la première fois qu'Air France-KLM se choisit un professionnel expérimenté, ayant fait toute sa carrière dans le transport aérien. Tous ses prédécesseurs, même s'ils avaient quelques connaissances du secteur, étaient issus de la haute administration française. (...)
D'après quelques témoignages recueillis auprès de salariés d'Air Canada, Benjamin Smith a su se faire apprécier à ses différents postes. Perçu comme un « homme de terrain et de dialogue », « Ben » avait notamment pour habitude de faire la tournée des popotes plusieurs fois par an, pour expliquer ses décisions aux employés d'Air Canada.

A chaque intervention, il insistait notamment sur la nécessité pour chaque salarié, de placer le service au client au cœur des préoccupations. Un sens de la communication qui devrait lui être utile chez Air France-KLM.
Cependant, Benjamin Smith va devoir surmonter des obstacles bien plus redoutables chez Air France-KLM. A commencer par la question des revendications salariales chez Air France. (...)
« Toute tentative visant à repousser la conclusion d'un accord portant sur les salaires sera [...] perçue comme une attitude extrêmement mal venue », prévient le principal syndicat de pilotes SNPL AF, qui met également en garde les dirigeants d'Air France contre la tentation d'attendre début décembre, l'élection d'un nouveau bureau du SNPL AF, « plus conciliant », pour faire des concessions. (...)
Car contrairement à Air Canada - où la direction avait pu imposer aux syndicats une révision à la baisse des accords sans que ces derniers puissent recourir à la grève, dans le cadre de la loi des faillites canadienne -, Benjamin Smith ne pourra rien changer chez Air France sans en passer par un accord avec le SNPL AF.
La création d'une véritable filiale long-courrier à coûts réduits, la poursuite du développement de la filiale low-cost Transavia ou l'achat de nouveaux avions régionaux plus performants pour Hop ! nécessitent notamment d'être négociés et approuvés par le SNPL AF.
Benjamin Smith est également attendu sur  la gouvernance d'Air France et de KLM, dirigée respectivement par Franck Terner et Pieter Elbers. Au premier est reproché, à tort ou à raison, l'échec des négociations salariales et une accumulation de difficultés opérationnelles ayant conduit à une multiplication des retards et annulations de vols cet été.
Quant au second, si son bilan à la tête de KLM semble inattaquable, le degré d'autonomie de la compagnie néerlandaise vis-à-vis du groupe, ainsi que le non-respect de l'accord initial sur la répartition de la croissance entre Air France et KLM, sont autant de sources de tensions au sein du groupe. (...)
Cependant, le succès ou l'échec du nouveau patron dépendra aussi des choix du gouvernement sur deux dossiers clefs : la réduction des charges pesant sur Air France et l'éventuelle cession des 14 % du capital encore détenu par l'État. Or, sur ces deux dossiers, les intentions du gouvernement sont encore très floues.
Les Assises du transport aérien, lancées en mars dernier par la ministre des Transports Elisabeth Borne pour réfléchir aux moyens d'améliorer la compétitivité du transport aérien français, tardent à déboucher sur des mesures concrètes. Initialement attendus pour septembre, les arbitrages interministériels ont pris du retard et ses « conclusions » ne seront pas connues, au mieux, avant la mi-octobre. Mais certains évoquent déjà un report à la fin de l'année.
Le diagnostic est pourtant bien connu. Avec des charges sociales et des taxes très supérieures à celle de nos voisins européens, le transport aérien français - et Air France en particulier - est lourdement pénalisé. (...)


Benjamin Smith Directeur général d'Air France-KLM                                 
 Benjamin Smith prendra ses fonctions le 17 septembre en tant que directeur général d'Air France-KLM.
Son arrivée intervient dans un contexte tendu où les syndicats réclament une hausse générale des salaires de 5,1% correspondant à l'inflation sur la période 2012-2017.
Leurs 15 journées de grève entre le 22 février et le 8 mai avaient coûté 335 millions d'euros.
Ben Smith va tout de suite rencontrer les personnels dés la première semaine. Les syndicats ont déclaré vouloir dialoguer.

Le Conseil d'administration d'Air France-KLM, réuni le 16 août 2018, a décidé de nommer Benjamin Smith, 46 ans, Directeur général d'Air France-KLM.
Son salaire annuel est de 3,9 millions de dollars canadiens, soit 2,6 millions d'euros. Son salaire annuel sera de 900 000 euros fixe et d’une part variable maximum de 3,3 millions d’euro. La rémunération des dirigeants des groupes américains, d'IAG et Lufthansa. Willie Walsh, le directeur général d'IAG (British Airways, Iberia, Aer Lingus, Vueling, Level) est de 8,8 millions en 2015 avec tous les bonus. Casten Spohr, le président du directoire du groupe Lufthansa a gagné 4 millions d'euros. Edward Bastian chez Delta Air Lines, 8,4 millions.
Il a rencontré le 22 août la Ministre des Transports Elisabeth Borne.  
Il maîtrise la langue française. Sa candidature sera soumise à l'acceptation de l'assemblée générale des actionnaires. KLM, Delta (8,8 %), China Eastern Airlines (8,8 %) sont tous favorables à un Directeur Général international et à ses émoluments.
Le choix de Benjamin Smith traduit le manque d'attractivité d'Air France-KLM. Ceux qui ont été contactés ont décliné l'offre en raison de la compagnie minée depuis des années par des tensions sociales.
Le groupe anglo-espagnol IAG est dirigé par un Irlandais Willie Walsh et sa principale filiale, British Airways, par un Espagnol Alex Cruz . EasyJet est dirigé par le Suédois Johan Lundgren.
Benjamin Smith a débuté sa carrière en 1990 chez Air Ontario en même temps que de ses études et a créé en 1992 sa propre société de voyages pour les entreprises. En 1999 il a été conseil d’Air Canada pour rejoindre la compagnie en 2002.
Au sein d'Air Canada Benjamin Smith a joué un rôle majeur au cours des 20 dernières années. Il était « Président Airlines et Chief Operating Office » d'Air Canada, membre du Comité de direction depuis 2007, fut vice-président des Affaires commerciales, vice-président Planification du réseau et président de Vacances Air Canada.
Au cours de sa carrière il a été compétent en management, en stratégie, en gestion des relations sociales, en marketing, en gestion financière et opérationnelle. Il a défini et mis en œuvre la transformation d'Air Canada, mis en place le projet d'expansion du réseau et renouvelé la flotte. Il a par ailleurs organisé Air Canada avec trois hubs. Benjamin Smith a fondé la marque low-cost d'Air Canada, Air Canada Rouge.
Il a aussi dirigé avec la Direction des Ressources Humaines les négociations collectives avec les syndicat, négociatioons qui ont conduit à des accords historiques a long terme.
En 2014, il a été nommé Président Airlines (Air Canada, Rouge, Express, Cargo) et Chief Operating Officer du Groupe Air Canada. Il était responsable des affaires commerciales, de l'exploitation, du service à la clientèle, de la stratégie et la performance opérationnelle et financière d'Air Canada

Benjamin Smith prendra ses fonctions chez Air France-KLM le 30 septembre 2018, avec Franck Terner, le directeur général d’Air France.
Dans l'intervalle, la gouvernance de transition du 15 mai 2018 reste en place.
Benjamin Smith va réorganiser Air France, comme l'avait fait Christian Blanc quand il avait sauvé Air France entre 1994 et 1997. Il sera chargé de donner une impulsion stratégique au Groupe et à définir une nouvelle organisation managériale. Benjamin Smith sera nommé administrateur d'Air France-KLM, avec le plein soutien de l'État français.
Le groupe Air France devra redéfinira son offre sur le réseau domestique et européen en répartissant clairement les réseaux d'Air France, HOP et Transavia, et devra prendre position sur le low-cost long-courrier, un sujet que Benjamin Smith connaît puisqu'il a été le fondateur de Canada Rouge la marque low-cost d'Air Canada.

Anne-Marie Couderc a déclaré : «Benjamin est un leader mondialement reconnu du secteur aérien qui a réussi la transformation d'Air Canada. Homme de dialogue, il a défini et mis en œuvre des accords historiques gagnant-gagnant de long terme avec les partenaires sociaux, au bénéfice des équipes d'Air Canada, et de toutes les parties prenantes. Benjamin Smith apportera sa connaissance profonde du secteur et son énergie pour renouveler le dialogue avec les équipes d'Air France-KLM autour d'une vision partagée, et pour mettre en œuvre une stratégie de conquête intégrant tous les enjeux de la concurrence. Homme de terrain, je sais qu'il s'investira avec succès dans les relations avec les équipes pour accroître le niveau de satisfaction des clients et la valeur des marques du Groupe. Au nom du Conseil, je lui souhaite la bienvenue et l'assure de notre total soutien dans sa mission. Le Conseil tient par ailleurs à remercier tout particulièrement les trois membres du Comité de direction collégiale pour leur engagement sans faille dans cette période complexe de transition. »
Benjamin Smith a déclaré : « Je suis plus qu'enthousiaste face à cette nouvelle mission. Air France et KLM sont deux très grandes compagnies aériennes, reconnues dans le monde entier pour le professionnalisme et l'engagement de leurs équipes. Je suis conscient que le Groupe fait face actuellement à des enjeux de compétitivité, mais je suis convaincu que les équipes de toutes les compagnies du Groupe ont tous les atouts pour réussir dans le grand marché mondial du transport aérien. Je suis très confiant dans la capacité du Groupe à devenir dans les prochaines années l'un des premiers acteurs mondiaux du secteur. Je souhaite gagner la confiance et le respect des équipes d'Air France-KLM pour que nous travaillions et réussissions ensemble dans cette industrie fortement compétitive et en évolution très rapide. La satisfaction des clients se joue sur tous les vols, tous les jours. J'aborde ce nouveau défi avec ma passion pour le secteur aérien et avec ma profonde volonté d'écoute de toutes les équipes au service de la mission ambitieuse que m'a fixée le Conseil d'administration. J'ai consacré toute ma vie professionnelle à cette industrie. Je suis convaincu que les équipes du Groupe Air France-KLM sont ses meilleurs atouts pour le futur succès du Groupe. Je crois avoir développé des relations de confiance très solides avec mes collègues d'Air Canada pendant ces vingt dernières années et je suis impatient de rencontrer les équipes d'Air France-KLM en septembre pour m'engager à leurs côtés. Je tiens à remercier le Conseil de me faire confiance pour cette mission. »
.
L'État actionnaire voulant un professionnel indiscutable a accepté d'enfreindre les règles limitant les salaires et revenus des dirigeants du public, d’autant qu’Air France ne sera plus une entreprise publique puisque Bruno Le Maire a déclaré qu’il vendrait les 14,3 % qu’il détient : « Nous avons toujours dit que nous voulions pour Air France le meilleur dirigeant possible. Nous avons défini une feuille de poste comme actionnaire de 14 % du groupe Air France ».

Le Syndicat national des pilotes de ligne, opposé à sa candidature, envisage une grève de quinze jours.
La CFDT d'Air France, qui ne fait pas partie de l'intersyndicale, note que « pour la première fois depuis la création du groupe Air France-KLM, son PDG ne sera ni français ni issu d'Air France. La CFDT sera attentive à ce qu'Air France et ses salariés ne soient pas les perdants de cette nouvelle donne ». La CFDT juge déraisonnable la rémunération comprise entre 3 et 3,25 millions d'euros par an, même si le niveau de rémunération accordé est conforme à ceux observés dans l'industrie du transport aérien, il représente près du triple de la rémunération accordée aux précédents PDG.

 
Avant cette nomination, le Comité avait auditionné plusieurs candidatures
 
Christian Blanc, 76 ans, avait présenté un plan de redressement qu'il avait proposé de réaliser avec une petite équipe d'experts composée de très bons connaisseurs du secteur, anciens ou actuels dirigeants de compagnies aériennes. Cette équipe d’anciens n'aurait pas convaincu le comité des nominations.
 
 
En juin, le comité de nomination du groupe avait proposé Philippe Capron, directeur financier de Veolia, âgé de 60 ans, qui avait mené plusieurs transformations d'entreprises. Ce fut un scandale, KLM et Delta Airlines et l’État français avaient refusé cette candidature !
 
 
Thierry Antinori avait été auditionné en juillet comme membre du directoire de Lufthansa avant de devenir le numéro deux d’Emirates. Il connaît Air France pour y avoir commencé sa carrière. Son parcours et ses états de service dans Emirates, le chiffre d’affaires a été multiplié par deux depuis son arrivée, lui valent le soutien des pilotes.
 
 
Le 13 juillet Anne-Marie Couderc avait indiqué le que le processus de recrutement devrait être finalisé dans les prochaines semaines, permettant une mise en place effective de la nouvelle gouvernance en septembre. Elle déplore le ralentissement du processus à cause de perturbations externes regrettables liées à la manière dont le AccorHotels manifeste son intérêt capitalistique pour Air France-KLM et à l'agitation médiatique alimentée par les rumeurs autour de candidats potentiels ou supposés.
 
A la recherche d'un profil international, Air France est prête à relever le niveau de rémunération largement inférieur à celui des concurrents. Jean-Marc Janaillac et Alexandre de Juniac percevaient une rémunération fixe de 600 000 euros par an avec la possibilité de doubler ce montant avec une part variable selon l'atteinte des objectifs fixés par le conseil d'administration.
 
Willie Walsh, le directeur général d'IAG (British Airways, Iberia, Aer Lingus, Vueling, Level) a gagné 4 millions de livres en 2017, et 8,8 millions en 2015 avec tous les bonus). Casten Spohr, le président du directoire du groupe Lufthansa a gagné 4 millions d'euros.
 
 
Le futur PDG d'Air France-KLM devra reprendre la négociation avortée sur les salaires, « ou alors il y aura quinze jours de grève », prévient en aout Philippe Évain, président du premier syndicat de pilotes.
 
 
En aout, Thierry Antinori a été auditionné par le comité des nominations d’Air France-KLM. Il a été membre du directoire de Lufthansa avant de devenir le numéro deux d’Emirates. Il connaît Air France pour y avoir commencé sa carrière. Son parcours et ses états de service dans Emirates, le chiffre d’affaires a été multiplié par deux depuis son arrivée, lui valent le soutien des pilotes
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