Air France - Amicale de l'UTA

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Air France



Selon Thierry Vigoureux, Le point, le 19 juin
Avant le 15 juillet devrait être nommé un nouveau PDG. Anne-Marie Couderc, s'est donné l'objectif de tenir ce calendrier, sachant qu'elle n'a pas le pouvoir de négocier les augmentations de salaire. Le préavis de grève du 23 au 26 juin n'est pas évident, car la mobilisation n’aurait pas été importante, le mouvement étant très critiqué en interne. Air France a enregistré pour ces dates des annulations.
Anne-Marie Couderc a décidé de lancer une démarche à moyen terme qui permettra aux salariés d'exprimer leurs critiques et suggestions.
Les rumeurs sur les candidats au poste de PDG foisonnent sans qu'il soit possible d'infirmer ou de confirmer. Les deux cabinets de recrutement sollicités – Egon Zehnder et Heidrick & Struggles – sont muets. La cession des parts du capital public à un autre actionnaire n'est plus à l'ordre du jour dans l'immédiat.
La rémunération proposée est un facteur bloquant. Willie Walsh, le patron de IAG (British Airways et Iberia), reçoit 5,3 millions de dollars par an. Et Carsten Spohr (groupe Lufthansa) à peine moins. À comparer avec la rémunération 2018 du PDG d'Air France-KLM, plafonnée à 1,2 million d'euros dont une partie fixe de 600 000 euros et une partie variable. Les patrons du CAC 40, eux, ont gagné en moyenne 5,07 millions d'euros en 2017. Fabrice Brégier est disponible ayant quitté Airbus en février. Sébastien Bazin, le patron d'AccorHotels, serait intéressé, mais son arrivée serait synonyme de modification du capital, son groupe ayant manifesté un intérêt pour les parts de l'État.
Marc Rochet, ancien d’UTA,  aurait le profil. L'actuel dirigeant d'Air Caraïbes et de French Bee, qui, au cours de sa carrière, avait notamment réussi à redresser les comptes d'AOM, est très réticent pour prendre les commandes d'un groupe où l'État est actionnaire. Le souvenir de son départ d'AOM est encore prégnant : il avait été remplacé par un ami de Jacques Chirac. Il aime également rappeler l'entrevue avec le ministre des Transports de l'époque, le communiste Jean-Claude Gayssot, qui cherchait à assurer la succession à la tête d'Air France de Christian Blanc. La préoccupation essentielle du ministre était alors de redonner une place à la CGT évincée par les élections au comité d'entreprise.
À plusieurs reprises, les membres du gouvernement ont demandé de faire appel à un dirigeant « compétent dans le transport aérien », ce qui exclut un énarque. Un profil féminin existe à Air France avec Nathalie Stubler, actuelle patronne de Transavia. Autre candidat Lionel Guérin, PDG de Hop !, pourrait convenir. Ingénieur de maintenance, pilote de ligne à Air France, créateur des compagnies Airlinair puis Transavia, il avait déjà été pressenti lors des nominations d'Alexandre de Juniac et de Jean-Marc Janaillac au poste de PDG. Il a aussi dirigé la Fédération nationale de l'aviation marchande. Un de ses atouts aujourd'hui reste sa bonne image de marque chez les pilotes qui respectent sa compétence. En même temps, connaissant bien ce métier, il sait quelles sont ses contraintes, ses limites et ce qui est négociable dans le contexte concurrentiel international.

Accor
Le gouvernement va prendre son temps là où Accor assurait qu’il fallait que l’État réponde rapidement à son offre.
Certains craignent qu’Accor ne veuille qu’absorber les données de ses passagers pour leur vendre des nuits d’hôtel partout dans le monde.
Cette demande avait été discutée avec les deux précédents PDG, Alexandre de Juniac et Jean-Marc Janaillac, qui n’a jamais avancé.
Si Sébastien Bazin qui dirige Accor aspire à diriger Air France-KLM, il doit présenté sa candidature et son projet de développement devant le comité de nomination, sous contrôle du conseil d'administration. Ce sont les seules instances habilitées à choisir notre futur dirigeant. Elles veilleront à ce que le projet s'inscrive dans la stratégie globale du Groupe.
Il serait alors en concurrence avec d'autres candidats. L'éventuelle présence du groupe AccorHotels dans le capital sera traitée indépendamment.
Courant juin, le patron d'AccorHotels a intensifié les manœuvres pour entrer au capital d'Air France. Il a été reçu par Anne-Marie Couderc. La présidente non exécutive d'Air France-KLM a exposé les grandes lignes d'un projet de rapprochement encore flou. L'hôtelier a offert à l'État de prendre tout ou partie des 14% Air France. Il se serait aussi proposé comme président.…

L'intersyndicale d'Air France a annoncé le 18 juin qu'elle levait la grève prévue du 23 au 26 juin en attendant la nomination d'un nouveau PDG mi-juillet.


Je tiens a rappeler qu’UTA n’a connu que deux exercices déficitaires, a la fusion et l’année du premier choc pétrolier…

Et nous avions la Coopérative de Main d’œuvre.

Il y a une forte croyance au sein d’Air France que le gouvernement français sera toujours là pour intervenir, peu importe ce qu’il se passe, et donc que les employés n’ont pas besoin de modifier leur organisation.

Jean-Marc Janaillac a annoncé le 4 mai sa démission après le rejet à 55,44% au taux de participation de 80,33%, d'un projet d'accord salarial soumis au vote du personnel, J'assume les conséquences de ce vote et je remettrai dans les prochains jours ma démission le 9 mai aux Conseils d'administration d'Air France et d'Air France-KLM", regrettant un immense gâchis qui ne peut que réjouir nos concurrents, fragiliser nos alliances et déboussoler nos équipes. L'accord salarial proposé par la direction prévoyait de 2018 à 2021 des augmentations générales de salaire de 7% sur quatre ans, s'ajoutant aux augmentations individuelles, contre 1% en 2018 en deux temps initialement. Les 46.771 salariés d'Air France étaient invités à répondre à la question : « Pour permettre une issue positive au conflit en cours, êtes-vous favorable à l'accord salarial proposé le 16 avril 2018 ? »
Air France est déficitaire sur deux de ses trois principales activités. Certes, les vols longue distance enregistrent un bénéfice d’exploitation de 651 millions d’euros. En revanche, les liaisons moyen courrier (jusqu’à quatre heures) accusent un déficit de 179 millions d’euros. Quant à la filiale Hop, dédiée aux courtes distances en France et en Europe, ses pertes ont quasiment doublé, passant de 55 à 104 millions d’euros. Une illustration du recul d’Air France sur le marché français et européen. Easyjet est maintenant présent sur des lignes transversales qui ne passent même plus par Paris, ce que l’on n’aurait pas imaginé il y a quelques années,
Enfin, au cours des dernières années, Air France a eu tendance à vendre une partie de sa flotte. La moitié de ses dix très gros porteurs A380 a été refinancée par des investisseurs allemands. Parallèlement en 2016, Air France a cédé sa filiale Servair et sa participation dans le système de réservation de billets Amadeus. L’opération a rapporté 300 millions d’euros, améliorant les comptes mais appauvrissant le patrimoine de l’entreprise, dont la valeur globale baisse.
Le succès du « non » serait plutôt à imputer aux 14.000 hôtesses et stewards, ainsi qu'a UTA Industries, les mécaniciens ; deux catégories de personnels qui auraient des raisons d'en vouloir plus particulièrement à Jean-Marc Janaillac.
Les hôtesses et stewards n'ont jamais accepté la création de la compagnie Joon avec des personnels de cabine recrutés à moindre coût à l'extérieur. La situation est peut-être même plus grave encore qu'il y a deux ans dans la mesure où l'environnement concurrentiel des compagnies du Golfe et des low-cost européennes s'est durci depuis, avec l'arrivée des low-cost long-courriers à Paris, et avec le développement accéléré des compagnies à bas coûts sur le réseau régional français l’accélération de Lufthansa et de IAG.

Les syndicats d'Air France n'ont pas annoncé de nouveau préavis le 8 mai. Les 15 jours de grève ont coûté 300 millions et n'ont débouché sur aucun accord…
Air France n'est plus du tout compétitive : trop de taxes et d'impôts, trop de charges sociales, ce qui ne pardonne pas au niveau international.

Au premier trimestre 2018, le chiffre d’affaires recule et la perte d’exploitation double, faute a la grève mais pas exclusivement.

Le conseil d'administration d'Air France-KLM a demandé à Jean-Marc Janaillac, d'assurer ses fonctions jusqu'au 15 mai, date à laquelle une gouvernance de "transition" sera mise en place par le conseil d’administration.

Le conseil d'administration d'Air France KLM, qui s'est réuni le 14 mai, nommera l'une de ses membres, Anne-Marie Couderc, à la présidence non exécutive de la compagnie. La gestion opérationnelle des affaires courantes sera assurée par Air France Franck Terner et KLM (Pieter Elbers), ainsi que par le directeur financier Frédéric Gagey.

Un processus de recrutement d'un nouveau dirigeant pour le groupe est lancé, sous la responsabilité du comité des nominations d'Air France-KLM et avec le concours d'un cabinet de chasseur de têtes. Anne-Marie Couderc, ancienne dirigeante du groupe Hachette et de Presstalis, avait été ministre déléguée du gouvernement Juppé, notamment chargée de l'emploi. L'intérim pourrait durer plusieurs mois.
Elle participe depuis mai 2016 au comité d'audit des opérations comptables et financières. Anne-Marie Couderc préside le comité de nomination et de gouvernance d'AF-KLM. C'est ce dernier qui proposera au Conseil d'administration Air France-KLM le nom du dirigeant à l'issue de la période de transition.
C’est bien ce conseil d’administration qui est responsable de cette situation, qui n’a rien vu venir. Il lui appartient de se renouveler avec des personnalités connaissant le transport aérien ou au moins l’aéronautique ; mais le fera-t-il ?
Il n’y a eu dans ce conseil aucun contre pouvoir pour traquer l’insuffisance de création de valeur…
Pendant la recherche d’un Président, qui va s’avérer longue, le conseil d'administration va finaliser le plan stratégique, dont la présentation était initialement prévue en juin, afin de ne pas prendre de retard. Ce plan vise à restructurer le réseau court-courrier de HOP, à développer l'activité de Transavia au départ des régjons françaises et à trancher le lancement ou pas d 'une activité low-cost long-courrier.
Au regard de la situation actuelle d’une entreprise déchirée, réformer semble impossible.
Le nouveau président ne devra être recruté que sur sa seule expertise professionnelle, sa connaissance du transport aérien, son charisme, sa capacité à recruter une équipe de très haut niveau, son expérience d'une stratégie de groupe, sa vision internationale, sa créativité.


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