UAT - Amicale de l'UTA

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La SATI
La SATI, Société Aérienne de Transports Internationaux, fut créée fin 1948 par trois équipages d’Air France, à l’initiative de Roger Loubry et de Jean Combard : Loubry, Combard, Stéphano - Veillard, Talbot, Fallou - Villacèque, Montet, Gay, dans l’ordre pilote, mécanicien, radio-navigateur. Ils quittèrent tous Air France avec un congé sans solde six mois.
Loubry et Combard sollicitèrent auprès du Secrétariat Général à l'Aviation Civile et Commerciale en septembre 1948, les autorisations nécessaires pour effectuer des transports aériens et des vols à la demande.
L’équipe de la SATI comprenant 48 personnes, dont 14 navigants et 32 personnels au sol, techniciens et administratifs, se mit en place le 15 novembre 1948 sur l’aérodrome de Cormeilles-en-Vexin.
Les trois « Liberator » furent convoyés à Cormeilles-en-Vexin, chargés de moteurs et d’accessoires de rechange.
Le premier vol de la SATI partit le 15 avril 1949 vers Alger, Kano et Fort-Archambault (transport de coton, puis d’autres vols vers Madagascar, le transport des Pélerins de Brazzaville et Dakar vers La Mecque).
On a beaucoup parlé dans la presse de l’époque des missions polaires de juillet et août 1949 pour ravitailler l’expédition de Paul-Emile Victor.
La SATI s’installa au Bourget, le 5 décembre 1949 dans le H1.
Les Chargeurs rachètent la SATI et créent le 13 octobre 1949 l'Union Aeromaritime de Transport, qui associait à sa raison sociale le nom de la compagnie aérienne des Chargeurs Réunis.

L’UAT
L’U.A.T. inaugura en janvier 1950 plusieurs lignes vers l'Afrique Centrale en y engageant progressivement les quatre DC4, achetés aux États-Unis.
En 1951 deux autres DC4 sont achetés et l’U.A.T. commande quatre quadrimoteurs Heron, plus huit en option, destinés aux lignes d'apport en Afrique.
L'U.A.T. fut la première compagnie à participer au pont aérien de Berlin, transportant 7.500 tonnes de fret avec un seul appareil, qui en sept semaines, effectua 655 heures de vol.
Le Groupe Chargeurs Réunis achète la Revima en 1952 pour y assurer la révision et l'entretient des moteurs d'avions, les moteurs à pistons Pratt et Whitney des DC6, DC4, DC3.
Les Chargeurs décidèrent, de commander trois COMET et proposèrent à Air France une association en participation qu’Air France refusa
Le développement du trafic ne pouvant être assuré seulement par les Comet, U.A.T. décide d’acheter deux DC6-B, pour remplacer les DC4 qui seront affectés à de nouveaux services cargos.
Les trois Comet sont livrés en février, mars et mai 1953. L’U.A.T. inaugure sa première ligne Comet le 19 février 1953 sur Casablanca Dakar, puis Casablanca Abidjan le 15 avril, sur Tripoli Kano Brazzaville le 3 juillet, sur Marseille, Casablanca, Dakar, Tripoli, Kano, Brazzaville, Livingstone et Johannesburg le 26 octobre.


Le protocole de Peira-Cava signé en février 1954 par Air France et Francis Fabre suggère au Ministre chargé de l'Aviation civile de coordonner et d'harmoniser l'activité des transporteurs français exploitant les lignes de l'Union Française sur la base d'un partage du trafic à égalité entre Air France et les autres compagnies, en retenant le principe qu'Air France ne serait en concurrence qu'avec une seule compagnie privée sur les axes concernés.Ces dispositions sont mises au point par un protocole passé le 5 octobre 1955 entre Air France, U.A.T. et T.A.I. (Aigle-Azur avait entretemps confié son exploitation à U.A.T.), ainsi que par deux accords bilatéraux entre Air France et U.A.T. d'une part, Air France et T.A.I. d'autre part.
Sur le secteur international, U.A.T. se voyait réserver la desserte des pays étrangers du sud de l'Afrique et la T.A.I., les pays de l’Asie du sud, du parallèle de Saigon à l’est du méridien de Calcutta et vers les pays étrangers d’Océanie.

Aigle Azur s’aperçoit que les lignes qui lui sont attribuées ne peuvent assurer l’exploitation rentable de ses deux DC6 ; Sylvain Floirat va vendre en 1955 ses deux avions à l’U.A.T. (plus un en commande chez Douglas), qui reprendra les personnels navigants et au sol correspondant à cette exploitation.
Le 10 janvier 1954, les Comet sont interdits de vol ; aucun défauts de structure n’ayant été constatés, les Comet sont autorisés de vol le 15 mars 1954 et les vols reprennent. Le 12 avril, une décision du gouvernement britannique interdit de vol les Comet. L'U.A.T. est obligée de procéder à l’achat de quatre DC6 qui viennent renforcer les deux avions achetés l’année précédente.
La flotte est composée de six DC6, quatre DC4, huit Heron, trois DC 3, deux Comet en instance de reprise et un Noratlas.

Le premier objectif recherché par l'U.A.T. était de doter l'Union Française d'un ensemble rationnel de liaisons aériennes desservant l'intérieur des territoires et de transporter vers les lignes intercontinentales une clientèle plus importante que celle des seules escales desservies par les avions long-courriers.
Les accords de coordination entre les grandes compagnies françaises, Air France T.A.I. et U.A.T. entre en vigueur en 1956 : l'U.A.T. se retire d'Indochine et de Madagascar pour consacrer son activité à l’Afrique au sud du parallèle de Brazzaville.

La Communauté Africaine qui nait en 1959 comprend douze États. De par la nature de son réseau, l'U.A.T. est une Compagnie essentiellement africaine, et la desserte des Territoires d'Outre-Mer comprend 45 escales long-courriers et escales locales.
L’U.A.T. et la T.A.I. signent le 8 février 1960, un accord partageant le trafic entre la France et l'Afrique Occidentale. Un accord est également intervenu pour l'utilisation des DC8 des deux Compagnies, visant des échanges de potentiel, la mise en commun de certains stocks de rechange et la répartition de certaines tâches techniques.
A la fin 1959, la flotte était composée de neuf DC6, six Noratlas, sept Héron, sept DC4.
Les effectifs sont de 2 700 personnes, dont 320 navigants. 45 000 heures de vol ont été effectuées.
L’U.A.T. est la première compagnie mondiale pour le transport de fret en Afrique, et 20e dans le classement mondial IATA.


Collaboration UAT-TAI
1960 marque le début de la collaboration UAT/TAI
Le premier DC8, le F-BJLA, arrive au Bourget le 30 juin 1960, le deuxième le 5 août.
Francis Fabre passe un accord avec la T.A.I. pour harmoniser les services aériens des deux compagnies, qui prend effet le 1er avril 1960, concernant les vols entre la France et l’Afrique de l’Ouest.

Air Afrique

En juillet 1960, Air France et U.A.T. créent une société dont l'objet est l'exploitation des services de transport aérien en ou vers l’Afrique ainsi que l'assistance technique aux entreprises de transport créées par ces pays. Le capital est réparti à égalité et la société prend l'appellation de Air Afrique.
Onze États Africains, après un intense travail de réflexion, adoptent à l’unanimité, en décembre 1960, lors de la conférence de Brazzaville, le projet de création d'une société commune.
Le 28 mars 1961 à Yaoundé, les onze États africains d'expression française s'engagent à confier l’exploitation de leurs droits aériens à une société commune qui prend le nom d’Air Afrique.
L’Assemblée constitutive d’Air Afrique se tint le 26 juin 1961, sous la Présidence de Cheikh Fal ; les accords-cadres U.A.T. Air Afrique sont signés le 27 mars 1963.
En 1961 l’U.A.T. a transporté 306 000 passagers avec un coefficient de remplissage de 65%, a réalisé 33 222 heures de vol. L’U.A.T. est la première compagnie privée française.


La fusion UAT_TAI
La collaboration entre TAI et UAT prend, en 1960, la forme d’une fusion. Il est prévu que les Chargeurs Réunis, qui possèdent la quasi totalité.des actions de l'U.A.T., double le capital de la T.A.I. en apportant à cette dernière la plus grande partie des actions U.A.T. Les Chargeurs Réunis seront donc les actionnaires principaux de la T.A.I. et la T.A.I. devenue principale actionnaire de l'U.A.T. Cette « fusion inversée » permettait au personnel de la T.A.I. de conserver la Société Coopérative de main d’œuvre et de l’étendre au personnel U.A.T..
En 1961 Jean Combard est nommé Directeur général de la T.A.I., et le Général Fayet est élu Président de l’U.A.T..
Le trafic total cumulé d’U.A.T. et T.A.I. les place au 22e rang des Compagnies mondiales.

L'indépendance des États africains, l'avènement d’Air Afrique, la fusion U.A.T. /T.A.I. du 1er octobre 1963, conduisent le Gouvernement français à procéder à une nouvelle répartition des droits de trafic entre Air France et le secteur privé.
UTA perd au bénéfice d’Air France les lignes d'Afrique du Nord, du Sénégal, d’Afrique de l'Est et de Madagascar.
L'exclusivité des droits d’UTA sur l'Afrique continentale et sur les lignes reliant la France au Sud-est asiatique, au Pacifique Sud et aux États-Unis (Honolulu, Los Angeles) est reconnue.
Le 1er novembre 1963, l’exploitation d’UTA est concentrée sur l'aéroport du Bourget.
L’UTA met en œuvre une flotte importante comprenant 6 DC8, 2 DC7, 14 DC6 (5 T.A.I., 9 U.A.T.), 5 DC4, 2 HERON et un DC3.
Son réseau aérien a une longueur de 190.000 km desservant la presque totalité des pays du continent africain (à l'exception de Dakar et de Madagascar), le Moyen-Orient, L’Extrême-Orient, l’Indonésie. L’Australie, la Nouvelle-Calédonie, la Nouvelle-Zélande, les Fidji, Tahiti, Hawaï, et la côte Ouest des U.S.A. Son personnel s'élève à 4 900 personnes, dont 630 Navigants.



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